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Qu'est-ce que le harcèlement sexuel?Apprenez tout ce que vous devez savoir sur les abus et le harcèlement

L’année 2018 a enregistré une vague de mouvements qui ont permis de briser plus ou moins le tabou du viol.

Avec les initiatives « metoo » ou « balance ton porc », les femmes ont pu s’exprimer publiquement. Quelques statistiques révèlent l’ampleur du phénomène et de son ancrage dans la société. Selon le Collectif féministe contre le viol, plus de 86 000 femmes subissent un viol ou une tentative de viol chaque année en France. L’année 2017 a enregistré des chiffres en hausse par rapport à cette moyenne avec 93 000 femmes violentées sexuellement. Découvrez dans cet article la quintessence du thème « viol », ses conséquences sur les personnes victimes et les dispositions à prendre pour le prévenir.

 

Clarification du « viol »

Clarification 1

Selon l’article 222-23 du Code pénal français, le viol se définit comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. C’est un crime passible de la cour d’assises ».

Clarification 2

Le viol se démarque des autres agressions sexuelles par l’acte de pénétration. Celle-ci peut être vaginale, anale ou buccale. Elle peut s’opérer avec une partie du corps (sexe, doigt, bouche, etc.) ou avec un objet (bois, pistolet, etc.).

Clarification 3

Le viol peut intervenir aussi bien sur les femmes que sur les hommes. Les jeunes enfants et les personnes adultes peuvent subir ces violences avec pénétration sexuelle.

01. Le viol dans l’histoire

Les abus sexuels ont toujours existé. Dans l’Antiquité, la femme paraissait surtout comme un objet sexuel dont un homme pouvait simplement prendre possession.

Une conjointe restait donc à la disposition de son mari qui en profite sexuellement à sa convenance. Le maitre pouvait violer son esclave sans tomber sous le coup de la loi. A cette époque, la notion de viol n’existait pas.

Rape in history

02. La loi punissait l’adultère ou le vol de fille vierge.

La loi punissait l’adultère ou le vol de fille vierge. Jusqu’au Moyen-âge, le viol paraissait même comme un moyen pour prendre une fille en mariage.

Dans le milieu carcéral, les prisonnières subissaient la fougue sexuelle de leurs geôliers. Le viol de guerre reste jusqu’aujourd’hui une arme très utilisée.

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03. En 1800, le viol est officiellement devenu un crime puni par l’ancien article 332.

En 1800, le viol est officiellement devenu un crime puni par l’ancien article 332. Depuis 2006, la loi considère qu’un conjoint peut violer sa compagne. Ce statut ne permet plus à un mari d’abuser sexuellement de son épouse. Le projet de loi initié par Marlène Schiappa et adopté le 1er août 2018 a abouti à la définition actuelle du viol.

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Les différents types de viols

Selon des statistiques officielles, 91 % des femmes victimes de viol connaissent leur agresseur.

91%
Le viol par des agresseurs connus

4 types de viols existent selon ce critère :

1 Le viol par un mari ou un ex-mari : certains hommes considèrent leur compagne comme un objet sexuel. Parfois, ils exercent une contrainte ou une pression psychologique pour tenir avec elle des rapports sexuels. Cela s’assimile à du viol. En effet, l’acte sexuel doit être consenti librement pour permettre à la femme d’en jouir véritablement. Mais, certains maris cherchent uniquement à satisfaire leur libido et considèrent peu le désir sexuel de leur compagne. Malheureusement, ils exercent ainsi sur cette dernière un viol. Les femmes subissent également le viol de la part de leur ex-conjoint. Celui-ci peut débarquer sous prétexte de discuter ou de voir les enfants. Dans certains cas, la femme n’a simplement pas le choix de dire non à l’acte sexuel que ce dernier lui impose. Selon les statistiques, 45 % des agresseurs de femmes violées étaient le conjoint ou l’ex-conjoint.

2 Le viol par un petit ami : la proximité physique d’une fille avec son compère peut aboutir à une relation sexuelle non consentie. Certains amis abusent littéralement leur compagne surtout lorsqu’ils paient leurs dépenses. D’autres jeunes hommes ne parviennent pas à réprimer leurs envies sexuelles. Ils violent de leur amie chaque fois qu’ils la trouvent séduisante ou excitante. Malheureusement, peu de filles osent dénoncer ces comportements. Elles ressentent une certaine honte et une culpabilité qui les poussent au silence.

3 Le viol au travail : les femmes subissent également le viol dans leur profession. L’agresseur peut être un collègue qui a abusé de leur confiance ou un supérieur hiérarchique véreux. Peu de femmes osent dénoncer ces faits graves. Les patrons menacent souvent de les licencier si elles en parlent. D’autres femmes préfèrent se taire pour sauver leur couple et subissent parfois le chantage de l’agresseur. Généralement, les femmes se font harceler au travail. Même si cela n’aboutit pas toujours au viol, cela représente un réel facteur de stress et mérite d’être dénoncé.

4 L’abus sexuel sur les mineurs : peu importe leur sexe, les enfants peuvent subir des attouchements sexuels de la part de personnes adultes. L’agresseur peut être un membre de la famille ou un proche qui exploite de leur naïveté. Ce fait constitue un viol lorsqu’il se traduit par un acte de pénétration sexuelle. Les mineurs vivent cette situation avec une désorientation totale. Cela peut avoir un réel impact sur leur équilibre psychologique. Vous devez donc encourager les enfants à vous raconter leur journée, leurs aventures et leurs peurs. Prônez la proximité avec eux pour éviter qu’un pédophile insoupçonné ne les isole de vous pour mieux abuser d’eux.

Le viol par des agresseurs connus

Les femmes peuvent subir ces agressions dans 4 différents cas :

Le viol individuel : un obsédé sexuel peut s’attaquer à une femme en pleine rue ou s’introduire chez elle pour abuser sexuellement d’elle. Bien évidemment, ces cas demeurent assez rares. Mais, ce type de viol se révèle plus terrifiant pour les victimes.

Le viol collectif : une bande d’hommes peut s’en prendre à une femme pour la violer. Ainsi, elle peut se faire attaquer par des voyous si elle se promène seule en pleine nuit. Une fille peut également devenir la cible de jeunes saoulés si elle s’isole du public lors d’une manifestation ou d’une fête.

Le viol carcéral : les femmes condamnées pour la prison peuvent aussi y subir un viol de la part des gardes de prison ou des responsables. La précarité de leur situation les laisse sans défense, et elles n’osent pas parler pour éviter des représailles.

Les viols de guerre : les abus sexuels représentent également une arme durant les conflits. Les soldats se vengent sur les femmes des localités conquises.

Le viol constitue un acte barbare très dégradant psychologiquement. Les victimes subissent de sérieux traumatismes qui peuvent porter gravement atteinte à leur vie sexuelle. Après un viol, certaines femmes perdent l’envie sexuelle et n’arrivent plus à supporter la proximité d’un homme. Dans certaines traditions et cultures, le viol reste encore un sujet entièrement tabou.

La société a plutôt tendance à accuser la victime qui devient la risée de la communauté. La personne violée apparaît comme impure. Elle n’a autre choix que d’accepter d’épouser son agresseur pour redorer son blason. Le viol demeure également un vecteur de transmission de maladies sexuelles graves comme le VIH SIDA, l’hépatite, la syphilis, etc. Les enfants nés de viol subissent parfois la haine de leur propre mère.

Les victimes de viol peuvent contacter les associations spécialisées pour dénoncer leur agresseur. Ces dernières disposent d’agents avertis qui les aideront à porter plainte auprès de la justice. En effet, seulement 13 % des personnes violées osent franchir cette étape. Elles pourront aussi accéder à des psychologues expérimentés qui les assisteront.

Les conséquences du viol

Les violeurs encourent 15 ans d’emprisonnement. Cela peut passer à 20 ans en cas de viol sur une personne âgée de moins de 15 ans, sur un conjoint ou un ex-concubin lié à l’auteur par un Pacs. L’agresseur subit cette même rigueur de la loi dans toutes les autres situations aggravantes (victime vulnérable physiquement ou économiquement, administration d’une substance par le violeur, abus d’autorité). La personne victime peut exiger le huis clos.

Toutefois, la Cour de cassation a limité la portée de l’article 222-23 du Code pénal français dans son pourvoi no 93-81044 relatif au voleur qui introduit un objet dans l’anus d’une personne pour lui voler de l’argent.

Le viol par des agresseurs connus

Avec le jugement du 16 mai 2018, le violeur doit avoir conscience qui impose un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise.

Tout récemment, la justice a décidé de ne pas poursuivre pour viol une relation sexuelle avec une collégienne de 11 ans. Apparemment, la fille serait consentante. Face au tollé général, le gouvernement envisage de fixer l’âge minimum de consentement à 15 ans.

La prescription des actes de viol varie en fonction de l’âge de la victime. Une femme adulte devra porter plainte dans un délai de 20 ans. Quant à une mineure, elle dispose de 30 ans pour dénoncer son agresseur à compter de sa majorité.

 

Comment prévenir le viol ?

Pour décourager les attaques sexuelles, une réelle vulgarisation des peines encourues par les violeurs s’impose. De plus, une meilleure éducation de la jeunesse leur permettra de mieux connaitre le sexe et de respecter le corps de la femme. Par ailleurs, certaines techniques de self-défense se révèlent très utiles pour mettre un violeur en déroute. Toutes les femmes gagneraient à s’entrainer à repousser tout agresseur. Il convient tout de même de dire que toute arme peut être retournée contre la victime, et qu’à ce titre, sortir avec un couteau n’est pas toujours la meilleure des solutions. Aussi, il est plus facile de se défendre à l’entrainement que devant le fait accomplit, lorsque l’on est envahit par la peur et la pression cela va de soi.

La répression demeure également un excellent moyen pour décourager les viols. Par exemple, seul 1 % des plaintes aboutit à une condamnation des prévenus. À ce niveau, les associations de lutte contre le viol (Collectif féministe contre le viol, Viol secours, Collectif national pour les droits des Femmes, etc.) doivent redoubler d’efforts pour la formation et la sensibilisation des femmes. Elles doivent les convaincre à dénoncer tout viol ou tentative de viol. Elles pourraient enseigner des procédés très astucieux pour récupérer des preuves afin de confondre tout violeur.

Les mythes liés au viol

 

Le thème « viol » évoque généralement une violence sexuelle exercée par un homme. Et pourtant, des hommes subissent aussi ce phénomène. Ainsi, la pédophilie n’épargne pas les jeunes garçons. De plus, certaines femmes abusent de leur conjoint. Elles peuvent également s’en prendre à de parfaits inconnus. 15 000 hommes ont donc dénoncé un viol ou tentative de viol en France en 2017. Les prisonniers de sexe masculin vivent régulièrement cette triste réalité dans les cellules.

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91 % des femmes victimes de viol connaissent leur agresseur
45 % des agresseurs de femmes violées étaient le conjoint ou l'ex-conjoint
13 % des personnes violées seulement osent porter plainte
1 % des plaintes aboutit à une condamnation des prévenus